PONTAROTTI Gaëlle

Post-doctorante associée

Présentation

J'ai soutenu en 2017 une thèse de philosophie de la biologie réalisée sous la direction du professeur Jean Gayon (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et du professeur Michel Morange (Université Paris 6, Ecole Normale Supérieure). Celle-ci interroge les transformations du concept d'hérédité et leur incidence en biologie de l'évolution. 

Je suis actuellement post-doctorante à l'IHPST dans le cadre du projet "Envirobiosoc" dirigé par Francesca Merlin (https://envirobiosoc.cnrs.fr). 

Mes recherches portent sur les concepts d'hérédité, d'épigénétique et d'environnement, à la frontière entre sciences de la vie et sciences sociales. 

 

Résumé de la thèse

Au delà du tout génétique : une perspective organisationnelle sur l’hérédité biologique et ses implications en biologie de l’évolution

Cette thèse interroge le concept d’hérédité biologique, ses récentes transformations et leur incidence potentielle sur la théorie synthétique de l’évolution par sélection naturelle, sachant que cette dernière est fondée sur une vision strictement génétique de la variation héritable. Elle propose une clarification conceptuelle à l’heure où une abondante littérature met en évidence des mécanismes de transmission qui défient la théorie génétique et où l’extension du champ de l’hérédité pourrait modifier la façon dont les biologistes envisagent les processus évolutifs. Revenant sur l’histoire d’une notion introduite dans les sciences du vivant en tant que métaphore et associée dès le XIXe siècle à une réflexion sur l’évolution biologique, notre travail de recherche décrit la façon dont le concept d’hérédité a été façonné par la génétique et intégré dans les travaux des biologistes de l’évolution au XXe siècle. Il présente des données relatives aux hérédités dites non génétiques, souligne la nécessité d’opérer un tri parmi ces dernières et propose un ensemble de critères nécessaires à l’élaboration d’un concept d’hérédité à la fois inclusif, cohérent et théoriquement fécond. Il déroule un examen critique des cadres conceptuels « inclusifs » existants avant de présenter les fondements d’une perspective organisationnelle. Cette dernière envisage l’hérédité comme un phénomène de récurrence transgénérationnelle de variations dans des patrons organisationnels sous-tendu par la reconstruction d’éléments génétiques et non génétiques constitutifs (vs. environnementaux). Elle offre quelques pistes pour penser l’incidence d’une hérédité plurielle sur les dynamiques évolutives.

 

Research Team(s)