Séminaire de philosophie générale des sciences - PhilSci : présentation

Le séminaire de philosophie générale des sciences PhilSci est un séminaire de l'IHPST animé par des doctorants en philosophie des sciences.

Il vise chaque année à analyser les domaines les plus actifs de la philosophie des sciences en analysant une des grandes notions de ce domaine. Le thème de cette année est "les niveaux d'explication" et fait suite à "l'unité de la science" et "l'observation".

De plus depuis 2012 il partage son thème avec le séminaire général de l'IHPST et vise à préparer les interventions des invités à ce séminaire en lisant et en préparant les textes envoyés à l'avance par ces invités. Il donne aussi lieu parfois à des rencontres doctorants-conférencier où les doctorants peuvent interagir et communiquer directement avec l'invité de l'IHPST.

Ce séminaire est ouvert à tous: sa vocation n'est pas de faire de la philosophie générale des sciences un domaine de recherches déconnectées des autres champs de la philosophie des sciences (philosophie de la biologie, de la médecine, de la physique, métaphysique des sciences, logique, etc.) mais au contraire d'étudier des problèmes qui se posent dans tous ces champs dans un esprit transdisciplinaire.

Vous trouverez ci-dessous le résumé des séances précédentes, les documents utilisés et produits lors de ces séances pour ceux qui voudraient s'introduire au thème des niveaux d'explication, ainsi que les documents pour préparer les prochains rendez-vous. N'hésitez pas à envoyer un mail à cette adresse pour être ajouté à la liste de diffusion du séminaire.

Séminaire PhilSci : 2012-2013

Séminaire PhilSci : Erik Weber

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Wednesday 30 January 2013 - 16:30 to 18:30
IHPST - Salle de réunion

Nous étudierons un texte d'Erik Weber l'invité du 11 février au Séminaire Générale de l'IHPST portant sur l'importance pragmatique des explications réductionnistes dans les sciences biomédicales et dans les sciences sociales.

Séminaire général et atelier PhilSci

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Thursday 20 June 2013 - 09:30 to 14:00
IHPST - Salle de conférence

Le Séminaire Général de l'IHPST et le séminaire PhilSci vous invitent à assister à trois interventions sur Les niveaux d’explication en physique.
 

Programme

09h50 – 12h00 : Séminaire PhilSci
09h50: Thomas BOYER : "La multiplicité des explications scientifiques"
11h: Julien GRAIN : "De la gravité quantique à boucle à la cosmologie"
12h20 – 14h00: Séminaire Général de l’IHPST
Anouk BARBEROUSSE, "Niveaux et échelles, réduction et modélisation multi-échelle"

Séminaire PhilSci : 2013-2014

Séminaire PhilSci : John Matthewson

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Wednesday 4 December 2013 - 12:30 to 14:30
IHPST - Salle de réunion

La prochaine séance du séminaire PHILSCI porte sur le sujet suivant: "Explications mécanistes et modèles mécanistes dans les sciences du vivant".

Cette discussion a pour but de clarifier ces notions fortement débattues et de préparer la venue de John Matthewson au Séminaire Général.

La venue de tout ceux qui croisent ces thèmes d'explication et de modèles, dans leurs recherches sur les sciences du vivant ou dans d'autres domaines, est non seulement la bienvenue mais aussi nécessaire pour que la discussion soit féconde.

Séminaire PhilSci : réunion de rentrée

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Monday 16 September 2013 - 12:00 to 14:00
IHPST - Salle de conférence

Le séminaire PHILSCI fait sa rentrée. Ce séminaire dédié à la philosophie générale des sciences est organisé à l'IHPST par et pour les doctorants et post-doctorants. 

Cette réunion de rentrée est ouverte à tous, pour se rencontrer, présenter le séminaire et discuter de son thème cette année: l'explication scientifique.

Séminaire PhilSci : 2014-2015

Responsable (s): 

Séminaire PhilSci : séance 3

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Thursday 11 December 2014 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de réunion

Nous procéderons à une discussion préparatoire de la séance du séminaire général de l'IHPST du lundi 15 décembre.

Nicola Bertoldi présentera l'article Agnostic science: Towards a Philosophy of Data Analysis de Marco Panza, Domenico Napoletani, et Danlele Struppa.

Séminaire PhilSci : séance 4

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Thursday 9 April 2015 - 17:00 to 19:00
IHPST - Salle de réunion

Séminaire PhilSci : 2015-2016

Le séminaire PhilSci est le séminaire des doctorants de l'IHPST. Il a pour but de contribuer à la formation des doctorants en leur permettant de présenter leurs travaux et de discuter dans un cadre informel de questions de philosophie générale des sciences.

Atelier PhilSci, séance 1

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Friday 22 January 2016 - 12:00 to 14:00
IHPST - Salle de réunion

Atelier PhilSci, séance 2 : La vérité

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Friday 5 February 2016 - 12:00 to 14:00
IHPST - Salle de réunion

Cette seconde séance de l'atelier des doctorants de l'IHPST sera consacrée à une mise au point sur la notion de vérité.

Atelier PhilSci, séance 3 : théories scientifiques

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Friday 19 February 2016 - 12:00 to 14:00
IHPST - Salle de réunion

Cette troisième séance de l'atelier interne des doctorants sera consacrée à une mise au point sur la notion de théorie scientifique, telle que traitée dans la tradition analytique.

Atelier PhilSci, séance 4 : Les formalisations de la théorie de l'évolution

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Friday 18 March 2016 - 12:00 to 14:00
IHPST - Salle de réunion

Après une séance consacrée à une discussion générale sur les théories scientifiques et leurs reconstructions (« syntaxiques » et « sémantiques »), la séance 4 de l'atelier PhilSci portera sur une étude de cas : les reconstructions formelles (axiomatiques ou non) de la théorie de l'évolution. Nicola Bertoldi nous présentera son travail de thèse sur le sujet, et le confrontera aux questions générales discutées lors de la séance précédente.

Atelier PhilSci : Olof Soderlind, « Savoir (comment) enjamber le fossé explicatif »

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Friday 8 April 2016 - 12:00 to 14:00
IHPST - Salle de réunion

Lecture recommandée : John Bengson et Marc A. Moffett, « Introduction: Two conceptions of mind and action », in : Bengson, J. et Moffett, M. A. (éds.), /Know how: Essays on Knowledge, Mind and Action/, OUP, 2012.
 

Atelier Philsci : Marina Imocrante, « Les explications mathématiques de phénomènes physiques »

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Tuesday 17 May 2016 - 14:00 to 16:00
IHPST - Salle de réunion

Atelier Philsci : Victor Lefèvre, « Y a-t-il un ordre écologique ? »

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Friday 22 April 2016 - 12:00 to 14:00
IHPST - Salle de réunion

Résumé : « L'organicisme écologique est une idée ancienne. Platon en défendait peut-être déjà une version dans le Timée lorsqu'il disait du monde qu'il est un être vivant. Bien qu'il fût un élément constitutif de l'écologie naissante, l'organicisme a aujourd'hui mauvaise presse, accusé de présupposer de manière erronée une stabilité dans un monde naturel en constant changement. Notre travail propose de revenir sur cette opinion commune, notamment en distinguant l'organicisme de l'équilibre de la nature (balance of nature) présupposé par le fixisme, telle l'économie de la nature du paradigme linnéen pour lequel chaque espèce est en parfait équilibre avec les autres espèces et le milieu physique. Notre présentation visera à déterminer dans quelle mesure l'idée d'un ordre de la nature peut encore être un principe heuristique fécond pour la science écologique. »

 

Séminaire PhilSci : 2017-2018

Responsable (s): 

Rencontre PhilSci : Présentation de Nicolas Pastor (Paris 1)

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Wednesday 17 January 2018 - 10:00 to 12:00
IHPST - Salle de conférence
Rousseau-Mermans Sophia

Rencontre PhilSci

Nicolas Pastor (Paris 1) : "Sur le rapport entre expliquer et prédire pour la philosophie des sciences et la biologie de l’évolution" 

Dans de nombreux publications, Hempel & Oppenheim (1948), Hempel (1958, 1965), le philosophe des sciences Carl Gustav Hempel a défendu l’idée qu’il existait une identité structurale entre l’explication et la prédiction, c’est la la thèse de la symétrie. Cette thèse, dont les linéaments se découvrent dans les travaux de Popper (Michel Bechet 2013), séduit et interpelle. Pourtant, une pluie de critiques vint abattre sur cette dernière ; elle provenait de scientifiques et philosophes qui s’occupent de sciences humaines et de biologie de l’évolution. Pour cette science, on pourrait presque soutenir une thèse contraire et affirmer une asymétrie entre son pouvoir explicatif qui nous semble conséquent et son potentiel prédictif bien modeste. C’est pourquoi nous choisissons de reprendre les critiques qui lui furent adressées, car nous espérons en retirer des enseignements à même d’éclairer les limites de notre capacité à entrevoir le futur organique.

Rencontre PhilSci : Présentation de Marco Casali & Perceval Pillon

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Friday 16 February 2018 - 17:00 to 19:00
IHPST - Salle de conférence

Marco Casali, « Hasard et biologie : un nouveau regard philosophique sur une propriété du vivant »
La présentation sera donnée en anglais mais les questions pourront être posées en français ou en anglais (traduction possible dans les deux langues)

The topic of my research project is chance in biology, specifically the concept of chance at the molecular/cellular and macro-evolutionary levels. Contemporary historians and philosophers of biology have focused on the meaning of chance and its role in modern Evolutionary Theory (hereafter ET) (e.g., Beatty, 1984; Brandon and Carson 1996; Graves Horan and Rosenberg 1999; Gayon 2005; Glymour 2001; Millstein 1996, 2000a,, 2002). Apart from some notable exceptions (e.g. Millstein 2000, Merlin 2016, Huneman 2017), primarily for pragmatic reasons, philosophical investigation has centered on the role of chance in micro-evolutionary changes which happen at or below the species level. It is mainly at this level – the populational level – that biologists investigate the transmission of heritable changes and their spread in populations by drift and natural selection. Consequently, a significant literature concerning the concepts of chance in molecular and cellular biology and in macro-evolutionary biology is at the moment lacking. The ultimate aim of my project is to fill this gap by questioning the meaning and role of the concept of chance in the characterization of molecular/cellular phenomena as well as macro-evolutionary phenomena. My objective is to show how in these two research areas the concept of chance can be epistemologically different from the variety of concepts of chance used in ET. In my presentation, I will address some questions only for the molecular/cellular level. Contemporary molecular biologists refer to chance mainly as noise in gene expression (e.g. Pilpel 2014). I will analyze this conception of chance in order to argue that it is an inadequate epistemological (and ontological?) approach. Indeed, recent biological evidence (e.g. Meyer and Roeder 2014; Heams 2014) suggest that chance is more than a mere nuisance of gene expression. This is the starting point for new conceptions of chance in molecular/cellular studies.

 

Perceval Pillon, « Une « logique » des normes ? Aperçu de quelques problèmes en logique déontique »


La logique déontique, qui formalise la notion d’obligation, est une logique relativement​ récente dont la forme canonique, que l’on fait remonter à Von Wright (1951), est sujette à de nombreuses réserves. En effet, le système dit « standard » est basé sur la logique modale aléthique et sur l’analogie des relations entre obligation et permission, d’une part, et entre nécessité et possibilité, d’autre part. Or les logiques modales dites « normales », créées pour formaliser la notion de nécessité, permettent de dériver des énoncés qui sont considérés comme problématiques dans le contexte de la logique déontique.
L’objet de notre présentation sera de confronter deux approches (deux systèmes), créés dans le but de dépasser les problèmes du système standard. Cette confrontation se fera au regard de deux questions plus générales en philosophie de la logique, celle de la place que doit ou peut avoir une théorie de la démonstration dans la constitution d’une logique et celle, parallèle ici, de la nature de la sémantique employée, les normes étant des objets pour lesquels il est légitime de s’interroger sur leur capacité à recevoir une valeur de vérité.

Séminaire doctoral PhilSci - Marie Michon, Henri Salha

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Monday 12 March 2018 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

Présentations de Marie Michon et Henri Salha

Marie Michon, « Pour une défense de la peur comme attitude non propositionnelle »
L’approche cognitiviste en philosophie et en linguistique considère généralement les émotions comme des attitudes propositionnelles. Cette considération pose cependant des défauts théoriques importants, que ce soit dans la manière de caractériser ce qu’est une émotion ou avec la définition même d’une attitude propositionnelle. C’est sur cela que portera cette présentation, avec pour illustration le cas d’une émotion spécifique : la peur.

Parmi les différentes manières de caractériser une émotion, je traiterai des travaux qui caractérisent les émotions en tant que  jugements (cf. Solomon 2004; Neu, 2002; Nussbaum 2003 par exemple), ainsi que de ceux qui caractérisent les émotions en tant que désirs (cf. Marks 1982; Oakley 1992). Ces deux exemples serviront de support pour montrer que la peur ne peut ni être assimilée à un jugement ni à un désir. Ces deux instances étant des attitudes propositionnelles, on pourra voir en quoi la peur ne peut pas être systématiquement une attitude propositionnelle. La seconde partie de ma présentation portera sur les défauts généraux inhérents à l’idée de peur comme attitude propositionnelle d’un point de vue linguistique.


Henri Salha, “Programs as tools for knowledge”

La présentation sera donnée en anglais mais les questions pourront être posées en français ou en anglais (traduction possible dans les deux langues)

This communication aims to discuss in which sense computer programs can be used as tools for supporting or enhancing knowledge-related activities. This topic may evoke first computer simulations, which have been well researched by recent epistemology. But as one thinks a little bit further, other types of programs come to mind: for example, databases as they organize knowledge and enable search, counting, groupings, and correlations between large bodies of information; these in turn enable other more specialized programs, like tools for stylistic analysis in literature studies; and then, as other examples pop up, one starts to think that any program, as long as it manipulates data with a given knowledge value, could be considered as a tool for knowledge. A supply chain management software could be considered as holding critical knowledge for the company, such as inventory value, or pending customer orders, and so on.

The questions which are raised are therefore the following: 1) can we measure the “knowledge value” of a computer program? Databases, as long as they only store and retrieve information, seem to have a low knowledge value added; on the reverse, simulations, which mint their own data
apparently from scratch, may hold much more added value; 2) how can we ascertain the epistemic link between a program, which is a “blind” symbolic process, and the portion of reality which it is supposed to represent? On this question, databases rely safely on the epistemic guarantee that is brought by the information they store, whereas simulations, as it is well known, have much more trouble to validate their link to reality.

These two questions are important for the philosophy of computing, as they may help to bring new perspectives in the understanding of the way computer programs can relate to reality and their semantics in a broad sense. Further, they may change our understanding of what is knowledge itself, if it is a capability that computer programs may enhance or even hold. Cognitive sciences’ ambition to understand mental behaviors – and knowledge in particular – through the paradigm of computing may be significantly rephrased when we understand how actual programs themselves are also vehicles and holders of knowledge.

In this communication, we try to demonstrate that three models of knowledge may answer to these questions, corresponding to three broad categories of software applications: functional applications, reactive systems and games. We view this classification as systematic.

 

Séminaire doctoral PhilSci - Juliette Pubellier, Matias Osta Vélez

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Friday 27 April 2018 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

Juliette Pubellier, « Quelques problématiques liées à la notion de prévention dans les médecines chinoise et conventionnelle »

Résumé

Le terme de prévention médicale en occident est une notion très vaste, un peu fourre-tout, qui engage aujourd’hui des mesures aussi diverses que l’hygiène, la diététique, le dépistage, la prophylaxie, la vaccination, la quarantaine, les campagnes de sensibilisation. Au regard de la pluralité des approches, méthodes et fondements épistémologiques, l’idée semble peiner à conserver une unité. La double définition de la santé qu’elle implique, à savoir d’une part l’absence de troubles pathologiques et d’autre part la recherche d’un bien-être, est également complexe si on la rapporte à un idéal scientifique d’objectivité.

La notion n’est pas moins vaste en médecine chinoise, puisqu’elle en constitue même la base. La médecine chinoise est en effet une médecine essentiellement préventive. Santé et pathologie sont envisagées, davantage que comme deux états distincts, plutôt comme deux pôles entre lesquels l’individu se situe et oscille, selon qu’il tend vers l’harmonie de sa personne comprise comme unité psychosomatique avec le monde, ou vers les excès ou dérèglements.

L’objet de cette présentation sera d’introduire les problèmes épistémologiques et culturels posés par la notion de prévention, au sein de chacune des deux approches et dans leur comparaison.

Matías Osta Vélez, “Beyond logical forms: inference and conceptual systems”

Abstract

There is a long-standing tradition in philosophy that sees inferences and reasoning as syntax-based processes that consider only the logical form of propositions and neglect the content of the predicates involved in them [1-3]. Rules of inference, according to this approach, are only formal rules, i.e. rules articulated (only) around the truth-functional behaviour of logical constants [4, 5]. An alternative way for understanding inference emerged during the last decades following the work of W. Sellars [6]. According to this view, called inferentialism, inference rules are mainly material rules: they are based on the content of the concepts involved in predicates and not only on the meaning of the logical constants [7: 167-172].

In this talk I will propose an interpretation of the notion of material inference based on recent developments in cognitive science. Following Gärdenfors’ three-level distinction of explanatory levels to understand cognitive phenomena [8], I claim that inferential production is largely dependent on the conceptual structure of the agent [9-11]. In this sense, inference should be seen as a process that goes from the conceptual level to the symbolic (propositional) level, and that is supported by domain-specific conceptual structures. I will discuss different ways in which these conceptual structures may influence propositional-based inference and signal some of the consequences that this approach may have for some traditional problems in philosophy of science.

Bibliography

[1] M. Henle, “On the relation between logic and thinking.,” Psychological Review, vol. 69, no. 4, pp. 366-378, 1962.

[2] R. Hanna, Rationality and Logic, Cambridge MA: MIT Press, 2006.

[3] G. Harman, Change in view, Cambridge MA: MIT Press, 1986.

[4] S. Read, “Formal and material consequence,” Journal of Philosophical Logic, vol. 23, no. 3, pp. 247–265, 1994.

[5] J. MacFarlane, “What does it means to say that logic is formal?,” University of Pittsburgh, 2000.

[6] W. Sellars, “Inference and Meaning,” Mind, vol. 62, pp. 313-338, 1953.

[7] R. Brandom, Making it Explicit: Harvard University Press, 1998.

[8] P. Gärdenfors, "Symbolic, Conceptual and Subconceptual Representations," Chapter 18, V. Cantoni, V. Di Gesu, A. Setti and D. Tegolo, eds., pp. 255-270, Boston, MA: Springer US, 1997.

[9] H. E. Moss, L. Tyler, and K. Taylor, "Conceptual Structure," M. G. Gaskell, ed., pp. 1-26: Oxford University Press, USA, 2007.

[10] L. W. Barsalou, "Frames, Concepts, and Conceptual Fields " E. Kittay and A. Lehrer, eds., pp. 21-74, 1992.

[11] S. Löbner, "Evidence for Frames from Human Language," Chapter 2, T. Gamerschlag, D. Gerland, R. Osswald and W. Petersen, eds., pp. 23-67, Cham: Springer Science & Business Media, 2013.


 

Séminaire doctoral PhilSci - Guglielmo Militello ; Olof Söderlind

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Thursday 24 May 2018 - 17:00 to 19:00
IHPST - Salle de conférence

Guglielmo Militello, “Functional Integration in the Endosymbiotic Origin of Mitochondria”

Functional integration is broadly defined in life sciences as the causal interdependence among the subsystems forming an organism. Since the concept of ʻfunctional integrationʼ is based on a common sense (physiological) view of organisms, it appears vague and unable to provide a stringent criterion for biological individuality. Although functional integration plays an important role in most of functional explanations, neither systemic, nor etiological, nor dispositional approaches to biological functions have taken it into account. The organizational perspective, by contrast, interprets functional integration as the mutual dependence of the constitutive constraints that collectively maintain the whole biological organization by allowing it to exhibit biological individuality.

It is highly debated whether functional integration is an important requirement for defining the biological individuality of symbiotic organisms (e.g., holobionts), because the mutual dependence among the functions of different organisms in many cases does not lead to an ʻintegratedʼ individual. The purpose of this talk is to investigate how the endosymbiotic relationship between the proto-mitochondrion and a proto-eukaryotic cell has led to a more integrated biological organization and a new biological individual (i.e. the eukaryotic cell) by means of a functional redefinition of both the endosymbiont and the host. Two theoretical questions will be addressed: first, how did the endosymbiont and the host achieve a functionally integrated organization?; second, what were its evolutionary consequences?

These questions will be discussed by adopting an organizational approach, according to which the analysis of both structural and physico-chemical conditions of biological phenomena can shed some light on the organization of living beings. The functional redefinition of the bioenergetic systems of the proto-mitochondrion and proto-eukaryote will be examined, because they seem to have played a pivotal role in the emergence of a more functionally integrated organization of the eukaryotic cell. In particular, three phenomena will be analysed: first, the selective loss of biochemical pathways both in the endosymbiont and in the host; second, the appearance of the translocase of inner membrane (TIM) and outer membrane (TOM) of the mitochondrion; finally, the control of the redox poise of the electron transport chain.

These three phenomena suggest that the functional redefinition of bioenergetic systems contributed to not only the metabolic co-dependency between the host and the endosymbiont, but also a dramatic transformation of both organisms that led to a new biological individual (i.e. the eukaryotic cell). Thus, the functional redefinition of the systems involved in energy production was a key factor for the functional integration between a proto-mitochondrion and a proto-eukaryotic cell.

It will be argued that, in the case of eukaryogenesis, the concept of ʻfunctional integrationʼ is intimately connected with those of ʻbiological noveltyʼ and ʻbiological individualityʼ, insofar as the emergence of a more integrated symbiotic organization has led, by means of functional redefinition of the host and the endosymbiont, to new biological functions and a new biological structure exhibiting a specific kind of individuality.

Olof Söderlind, « Du savoir pratique au savoir continu »

Avec les notions de continu, discret et savoir nous pouvons créer quatre catégories : savoir du continu, savoir du discret, savoir continu et savoir discret. Laissons de côté les deux premières. Définissons savoir discret comme une pièce d'information, ex. « Paris est la capitale de la France ». Y a-t-il du savoir qui n'est pas discret ? Y a-t-il du savoir continu ? Dans ma présentation je propose une ébauche d'une réponse à ses questions à travers une critique de l'intellectualisme de Jason Stanley selon lequel tout savoir est savoir propositionnel – savoir discret ? – ou peut être réduit à du savoir propositionnel. La réduction qu'il propose du savoir pratique, à partir des notions de « know-wh », de savoir propositionnel et de mode de présentation pratique, manque, selon moi, son but car elle ne respecte pas l'aspect fondamentalement temporel – continu ? – du savoir pratique. L'argument tournera autour d'une expérience de pensée mettant en scène deux protagonistes, M. Dupont et M. Dupont 2000, une réplique exacte du premier avec la particularité d'avoir un contrôle absolu de ses états internes. Je soutiendra qu'il existe une différence de savoir pratique entre les deux Dupont, mais que la théorie de Stanley est incapable de rendre compte de cette différence.

 

Séminaire PhilSci : 2018-2019

PhilSci - Réunion de rentrée

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Thursday 20 September 2018 - 17:00 to 20:00
IHPST - Salle de conférence

Réunion d'organisation du séminaire pour l'année 2018-2019, suivie d'un potluck de rentrée

Séminaire doctoral PhilSci - Youna Tonnerre

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Tuesday 2 October 2018 - 14:30 to 16:30
IHPST - Salle de conférence

Youna Tonnerre (Rennes 1/ Paris 7), « Des théories physiques mathématiquement incommensurables. Deux études de cas en astrophysique et en mécanique quantique. »

Résumé

Depuis son introduction en philosophie des sciences, en 1962, par Thomas Kuhn et Paul Feyerabend, l’idée selon laquelle les théories scientifiques qui se succèdent au cours de l’histoire sont « incommensurables » a été largement débattue. Si les discussions perdurent un demi-siècle après, un point au moins semble, cependant, définitivement acquis : il existe une continuité structurelle, ou mathématique, entre théories successives. Dans ma thèse de doctorat, je défends que l’existence d’une telle continuité peut-être remise en cause et finalement rejetée, en faveur de ce que j’appelle une « incommensurabilité structurale ». Dans cet exposé, je propose de présenter l’un des arguments sur lesquels je m’appuie. Celui-ci repose sur deux études de cas en astrophysique et en mécanique quantique. Il vise à mettre en évidence que lorsque les théories changent, les structures mathématiques changent avec elles. Elles ne sont conservées au cours du changement scientifique ni à l’identique, ni comme cas limites. Je défends que l’idée répandue selon laquelle ce serait le cas repose, en particulier, sur une hypothèse erronée : celle selon laquelle la forme particulière sous laquelle ces structures apparaissent au sein d’une théorie serait négligeable.

Atelier PhilSci - Écrire un projet de thèse

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Monday 22 October 2018 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de réunion

Atelier de méthodologie sur le thème : "Comment écrire un projet de thèse ?"

L'atelier est réservé aux membres de PhilSci.

Séminaire doctoral PhilSci - Henri Salha

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Tuesday 20 November 2018 - 17:00 to 20:00
IHPST - Salle de conférence

Présentation de Henri Salha (Paris 1)

Résumé

Ma communication portera sur le problème de l'opacité épistémique, qui a été posé par Paul Humphreys en 2004 dans son ouvrage sur la science computationnelle. Les résultats scientifiques reposent de plus en plus sur des processus informatiques complexes - simulations, calculs numériques, preuves assistées par ordinateurs... - dont la vérifiabilité est problématique. Cela remet-il en cause l'idéal normatif de la science, ses pratiques, et la notion même de savoir?
 
Dans ma communication je m'intéresse à un seul aspect de ce problème, qui est la compréhension de ces processus computationnels, c'est-à-dire la dimension intuitive et individuelle de la connaissance que nous pouvons en avoir. Je m'appuie pour ce faire sur un ouvrage récent de Henk de Regt, Understanding scientific understanding, qui est d'ailleurs intervenu l'an passé à l'IHPST. Il y propose une définition non psychologique de la compréhension scientifique, que je confronte avec le phénomène des processus computationnels: dans quels cas disons-nous que nous "comprenons" un calcul, et dans lesquels au contraire que "nous n'arrivons plus à suivre"? au-delà des compétences individuelles, y a-t-il des calculs intrinsèquement opaques, comme par exemple les processus computationnels chaotiques? 
 
Je tenterai d'apporter une réponse précise à cette question, en m'appuyant sur les réflexions de Herbert Simon, qui est, avec son concept de rationalité limitée. l'un des premiers penseurs de la complexité computationnelle.

Ce sujet est l'objet d'une certaine actualité, étant donné les débats sociétaux sur la "transparence des algorithmes" de l'intelligence artificielle. Que pouvons-nous déléguer à des programmes que nous ne savons pas expliquer?... Mael Pegny a co-écrit très récemment un très bel article (disponible sur HAL) sur lequel je m'appuie évidemment.

Le séminaire sera suivi du pot PhilSci automnal sur le thème "Kombucha/champagne"

Important : Le séminaire PhilSci est un séminaire organisé par les doctorant-es de l'IHPST. Il est ouvert à toutes et tous les doctorant-es, post-doctorant-es et jeunes chercheurs-euses intéressé-es par les questions de philosophie des sciences.

Séminaire doctoral PhilSci - Fernando Valenzuela, David Waszek

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Wednesday 12 December 2018 - 17:00 to 19:00
IHPST - Salle de réunion

Fernando Valenzuela, Russell et la connaissance du monde extérieur à travers la notion d'extériorité : une mise à jour de la Philosophie Mathématique de Kant ?

 

Résumé

En 1914 est publié pour la première fois: "The Knowledge of the External World: As a Field for Scientific Method in Philosophy". Un texte dans lequel Bertrand Russell essaie, dans une certaine mesure, de résoudre des problèmes qui concernent la philosophie (et plus précisément le problème de l'existence d'objets échappant à la perception sensorielle d'un sujet) par l'application d'une méthode scientifique. Cette méthode vise à garantir l’obtention légitime des connaissances scientifiques et repose sur la construction d’objets d'expérience en prenant comme base exclusive les données fournies par les sens (au moins en principe), des notions logiques élémentaires et un sujet de perception. Cependant, avant l'analyse ou la construction des entités qui font partie du monde extérieur proposé par Russell dans son texte de 1914, il nous semble pertinent de passer en revue les raisons philosophiques qui l’ont amené à formuler sa propre conception du monde extérieur, à savoir, les idées de Russell pour penser le monde extérieur et la possibilité de son existence.

Il existe divers antécédents de la Théorie du Monde Extérieur de Russell ; néanmoins, pour des raisons d'extension et d'intérêt personnel, nous allons nous concentrer ici avec une attention particulière sur la réception du jeune Russell de la philosophie des mathématiques de Kant pour l'exposition de sa propre idée de l'extériorité. Ce passage entre la réception de la philosophie mathématique de Kant et l'idée de l'extériorité de Russell apparait dans son "Essai sur les fondements de la géométrie" publié en 1897. À partir de cet épisode du développement de la philosophie de Russell, nous allons essayer avec notre présentation de montrer deux points principaux : 1) la validité de Kant dans la Théorie de la Géométrie de Russell (malgré les conséquences du développement de systèmes non euclidiens pour toute philosophie transcendantale) et 2) la relation entre la conception de la mathématique et du monde extérieur dans la pensée de Russell à travers sa conception de l'extériorité exposée dans les deux livres susmentionnés.

David Waszek - préparation à la soutenance de thèse : Les représentations en mathématiques

 

Résumé

Pour résoudre un problème de mathématiques ou comprendre une démonstration, une figure bien choisie est parfois d'un grand secours.  Ce fait souvent remarqué peut être vu comme un cas particulier d'un phénomène plus général. Utiliser une figure plutôt que des phrases, reformuler un problème sous la forme d'une équation, employer telles notations plutôt que telles autres : dans tous ces cas, en un sens, on ne fait que représenter sous une nouvelle forme ce qu'on sait déjà, et pourtant, cela peut permettre d'avancer. Comment est-ce possible ? Pour répondre à cette question, la première partie de cette thèse étudie ce qu'apporte un changement notationnel précis introduit par Leibniz à la fin du XVIIe siècle.  La suite de ce travail analyse, et confronte à l'exemple précédent, plusieurs manières de penser les différences représentationnelles proposées dans la littérature philosophique récente. Herbert Simon, étudié dans la deuxième partie, s'appuie sur le modèle informatique des structures de données : deux représentations peuvent être «informationnellement» équivalentes, mais «computationnellement» différentes. Les logiciens Barwise et Etchemendy, étudiés dans la troisième partie, cherchent à élargir les concepts de la logique mathématique (en particulier ceux de syntaxe et de sémantique) aux diagrammes et figures. Enfin, certains philosophes des mathématiques contemporains, comme Kenneth Manders, remettent en cause la notion même de représentation, en soutenant qu'elle n'est pas éclairante pour comprendre l'usage de figures, formules ou autres supports externes en mathématiques. C'est à ces critiques qu'est consacrée la quatrième et dernière partie.

Important : Le séminaire PhilSci est un séminaire organisé par les doctorant-es de l'IHPST. Il est ouvert à toutes et tous les doctorant-es, post-doctorant-es et jeunes chercheurs-euses intéressé-es par les questions de philosophie des sciences.

Séminaire doctoral Philsci - Nicola Bertoldi

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Tuesday 22 January 2019 - 10:00 to 12:00
IHPST - Salle de réunion

Nicola Bertoldi (Paris 1), "La Théorie génétique de la sélection naturelle de R. A. Fisher: une hérésie darwinienne ?"

Résumé :

Dans son introduction au recueil Darwinian Heresies, Abigail Lustig compare les controverses qui ont émaillé l’histoire de la biologie de l’évolution depuis la publication de l’Origine des espèces à la Guerre des trente ans. Il existe, en effet, peu d’autres disciplines scientifiques dans lesquelles les affrontements entre courants de pensée et options théoriques alternatifs se sont manifestés sous une forme qui rappelle de si près l’opposition entre orthodoxies et hérésies doctrinales, ne serait-ce que sur un plan purement rhétorique. Parmi tous les facteurs théoriques et historiques qu’identifie Lustig afin de rendre compte de ce caractère spécifique de la biologie de l’évolution, il convient d’en mentionner trois : premièrement, le rapport historique entre évolutionnisme et théologie naturelle ; deuxièmement, la postérité de l’œuvre de Darwin, qui continue de jouer un rôle de repère théorique fondamental jusque dans les avancées les plus récentes de la discipline qu’elle a contribué à fonder, ce qui n’est pas le cas, par exemple, pour Newton ; troisièmement, la question de la portée épistémique de la biologie de l’évolution : quel est le but ultime d’une telle discipline ? Est-il d’expliquer quelques propriétés fondamentales de la nature, ou d’en décrire l’histoire sur la planète Terre, ou encore, plus spécifiquement, de rendre compte de la nature humaine ? Son intérêt est-il purement théorique ou, au contraire, a-t-elle vocation à fournir aux hommes les connaissances et les moyens techniques nécessaires pour changer la nature, la société et la culture ?

S’appuyant sur de telles prémisses, cet exposé a pour but d’analyser la vision de l’évolution qui se dégage de la Théorie génétique de la sélection naturelle de R. A. Fisher, à l’aune de la question suivante : en quoi une telle vision peut être considérée comme relevant soit d’une « orthodoxie », soit d’une « hérésie » darwinienne ? En d’autres termes, comment se situe la théorie de Fisher face à l’influence de la théologie naturelle sur la tradition darwinienne ? Quel est son rapport à l’œuvre de Darwin ? Quel but attribue-t-elle à la biologie de l’évolution en tant que discipline scientifique ? Afin de répondre à de telles questions, nous analyserons l’intégralité de la Théorie génétique, qui consiste en deux parties : d’une part, un volet théorique, qui vise à étayer les fondements d’une théorie mathématique de la sélection naturelle sous l’hypothèse d’un système mendélien de transmission des caractères héréditaires ; d’autre part, un volet appliqué, qui vise à mobiliser cette même théorie afin de répondre à une question qui pourrait sembler étonnante, à savoir : quels sont les facteurs qui contribuent au développement ou à la chute d’une civilisation ? Notre but sera ainsi de mettre en évidence les liens qui existent entre ces deux volets de la théorie, à l’apparence bien distincts. En conclusion, nous tâcherons également de replacer cette théorie dans le contexte plus général de l’œuvre de Fisher, qui se prête à deux lectures différentes, à savoir soit comme étape dans la constitution d’une « orthodoxie néodarwinienne » que Kim Sterelny et Paul Griffiths ont qualifiée de « vision de l’évolution du point de vue du gène », soit comme une reformulation « hérétique », et d’inspiration fondamentalement bergsonienne, de la théorie de Darwin.

Séminaire doctoral Philsci - Felix Walpole et Nicolas Pastor

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Tuesday 12 February 2019 - 17:00 to 19:00
IHPST – salle de conférence

Felix Walpole (University of Toronto) - What is the challenge of epigenetics?

Epigenetic processes (methylation, histone marking) continue to be the subject of vigorous debate amongst philosophers of biology despite years of sustained discussion. In this paper, I argue that epigenetics has been so contentious because it poses a dilemma—it forces a choice between two supposedly objectional conclusions. By and large, most evolutionists contend that all adaptive evolution is variational in type; adaptation is the result of a sorting amongst variants (Lewontin, 1982). This conception holds two central commitments: i. the evolutionary process of inheritance is fundamentally conservative, i.e., what is inherited is random (unbiased) in regards to its effect., and ii. developmental processes, even when perhaps plastically "adaptive" within the lifetime of the individual, refrain from constituting true adaptive evolution until the process is co-opted by a genuine evolutionary process (i.e., the Baldwin Effect). Epigenetic processes display two fundamental features that make them difficult to accommodate viz these two commitments: they introduce adaptive bias, and they are trans-generationally stable. Thus, the strict variationalist must choose between two objectional conclusions— either epigenetic processes must be considered as genuinely adaptive, or they must be folded into the process of inheritance. Both strategies prove to complicate the variationalist position. The fall-out appears to be that if an evolutionary theory is to cover all cases of adaptive evolution, it will not be solely variational.

 
Nicolas Pastor (Paris 1) - Les thèses de Gould sur la contingence ontologique du vivant et la question de la prédictibilité de l'évolution
 
Les sciences de la nature n'ont jamais été aussi productives en matière de prédictions. Des géologues nous dessinent déjà les contours de la future Pangée, tandis que les physiciens nous propulsent dans des temps plus lointains et nous donnent de contempler la fin de notre système solaire ou encore de l'Univers. 
Devant ces scénarios vertigineux, la biologie de l'évolution semble incapable de porter son regard aussi loin dans l'avenir. Son pouvoir prédictif serait donc bien modeste. Afin de mieux saisir l'origine de cette limitation, nous souhaitons présenter et interroger les thèses d'un paléontologue réputé pour sa production théorique comme celle destinée au grand public : Stephen Jay Gould (1941-2002). 
Celui-ci conçoit une imprédictibilité de l'évolution aux déterminants multiples et que l'on peut condenser sous le label de contingence ontologique du vivant. 
Aidé par des philosophes (Diodore, Leibniz, Hume, Kant, Bergson, Vuillemin et Meillassoux), des philosophes des sciences et des acteurs de cette discipline (Beatty, Millstein, Huneman, Sterelny et Griffiths, Morange), nous évaluerons les forces et les faiblesses des propositions de Gould pour saisir en négatif dans quelle mesure l'évolution est prédictible et pourquoi elle le serait.

 

Séminaire doctoral Philsci - Michal Hladky et François Papale

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Friday 15 March 2019 - 17:00 to 19:00
IHPST - Salle de conférence

Michal Hladky (Université de Genève/MCMP Munich) – Mapping vs. Representational accounts of models and simulations

Scientific models and simulations are predominantly analysed as representational tools (Frigg and Nguyen 2017, 2016; Weisberg 2013; Giere 2010; Suárez 2010). Representational accounts expose how scientists think about models, this however does not mean that models have to be defined in terms of representation. Representationalism has recently been criticised as its ontological dimension undermines the epistemic one (de Oliveira 2018). A pragmatic approach with regard to models has been suggested.

In this paper, I argue for an alternative formal analysis of models. Contrary to the objections raised by Suárez (2003), I show that isomorphism should be used to define models. Furthermore, such definition allows to recover several aspects of representationalist analysis - the directionality and fallibility of models - by introducing an epistemic agent. Finally, mapping accounts fare better in explaining the reliability of inferences and the truth of conclusions based on models. These observations are supported by case studies (Markram et al. 2015) from the Blue Brain Project (BBP) and Human Brain Project (HBP).

1. Non-represented entities
The goal of BBP was to reconstruct the neocortical tissue of a rat with its dynamical properties. Based on simulations, it was hypothesised that the behaviour of the biological circuits depends on extracellular calcium. The justification of results relied on the assumption that the tissues were simulated correctly. However, the representation of calcium was not necessary for such simulations. This undermines the representationalist account of modelling. The mapping analysis provides a superior explanation of the success of the BBP.

2. Directionality
Even if one accepts Suárez's (2010) directionality argument against isomorphisms in the analysis of scientific representation, it does not follow that it should be applied to models. Subsequently, it is not certain that models should be understood as representational entities.
There are two different reasons to reject the directionality argument based on scientific practice. HBP has several sub-projects in which brains are either modelled or they serve as models to develop alternative computer architectures.
If these techniques should succeed, the model relation should support the switch in directionality. The second observation comes from the building of computer systems that are intended to perform simulations of brains (BBP). In the construction phase, biological tissues serve as models for the construction of these systems. In the exploration phase, the relation is inverted. A notion of model based on isomorphism supports well this possibility. The directionality of perspective can be recovered when an epistemic agent is considered.

3. Epistemic justification and fallibility
There is a strong contrast between justification provided by representation and by isomorphism. Without qualification, anything can represent anything else. If model relations are analysed in terms of representation, the justification they provide is low. On the other hand, if an isomorphism holds between a source and a target, reliable inferences about the target can be drawn. The fallibility of modelling can be explained, as required by representationalists, by false beliefs of agents about the source-target relations. Such an explanation is compatible with mapping definition of models.

Bibliography
Frigg, Roman, and James Nguyen. 2016. “Scientific Representation.” In The Stanford Encyclopedia of Philosophy, edited by Edward N. Zalta, Winter 2016. Metaphysics Research Lab, Stanford University. https://plato.stanford.edu/archives/win2016/entries/scientific-representation/.
———. 2017. “Models and Representation.” In Springer Handbook of Model-Based Science, edited by Lorenzo Magnani and Tommaso Bertolotti, 25–48. Dordrecht Heidelberg London New York: Springer.
Giere, Ronald. 2010. “An Agent-Based Conception of Models and Scientific Representation.” Synthese 172 (2): 269–281.
Markram, Henry, Eilif Muller, Srikanth Ramaswamy, Michael W. Reimann, Marwan Abdellah, Carlos Aguado Sanchez, Anastasia Ailamaki, et al. 2015. “Reconstruction and Simulation of Neocortical Microcircuitry.” Cell 163 (2): 456–92. https://doi.org/10.1016/j.cell.2015.09.029.
Oliveira, Guilherme Sanches de. 2018. “Representationalism Is a Dead End.” Synthese, November. https://doi.org/10.1007/s11229-018-01995-9.
Suárez, Mauricio. 2003. “Scientific Representation: Against Similarity and Isomorphism.” International Studies in the Philosophy of Science 17 (3): 225–244.
———. 2010. “Scientific Representation.” Philosophy Compass 5 (1): 91–101.
Weisberg, Michael. 2013. Simulation and Similarity: Using Models to Understand the World (Oxford Studies in Philosophy of Science). Oxford University Press. http://www.oxfordscholarship.com/view/10.1093/acprof:oso/9780199933662.001.0001/acprof-9780199933662.

 

François Papale (Université de Montréal) – Redefining Units of Selections as Networks of Interactions – An Ontological Inquiry

The use of network-based models in evolutionary biology becomes more pervasive by the day. This methodological transition has important consequences, among which the need to review our ontological understanding of evolutionary individuals. In this presentation, I argue that individuals, in the context of Darwinian explanations, should be conceived as integrated networks of interactions to be described by their degree of integration. This view will be contrasted with Godfrey-Smith’s Darwinian individual framework (Godfrey-Smith 2009).

            Godfrey-Smith defines Darwinian individuals, the building blocks of Darwinian populations, as genealogical entities that can be isolated more or less straightforwardly. This means that a great diversity of entities and processes can be viewed as reproducers and reproduction, respectively: “That is fine, as long as we know who came from whom, and roughly where one begins and another ends.” (Godfrey-Smith 2009, 86). In order to provide finer grained descriptions of reproducers, Godfrey-Smith organizes them into three types: scaffolded, simple and collective. The distinction between single and collective reproducers on one side and scaffolded reproducers on the other is that the formers have “the machinery of reproduction internal to [them]” (Godfrey-Smtih 2009, 88). The distinction between single reproducers and collective ones is that the latters are composed of lineages with evolutionary fates potentially independent from that of the whole.

            Network analyses of evolutionary dynamics provide a different picture of biological entities: those that do reproduce are phylogenetic mosaics composed of parts that have distinct evolutionary fates; moreover, their reproduction is made possible by complex networks of interactions involving entities at various levels of organization (Bapteste et Huneman 2018). At best, then, all reproducers could be described as scaffolded collectivities. However, even this readjustment is problematic. In the presentation, a network-based analysis of cases that are considered paradigmatic reproducers (genes, organisms like us, prokaryotic cells) will show that two out of the three criteria (bottleneck, germ line, integration) provided by Godfrey-Smith for describing collective reproducers are maladapted to a Darwinian perspective.

            Given these limitations, I argue for an alternative framework inspired by the work of various authors (Bouchard 2010; Brandon 1988; Dupré and O’Malley 2009; Millstein 2009): biological entities should be conceived as interactive networks whose degree of functional integration determines whether they can be considered units of selection or not. This degree can be assessed through rate of interactions within the studied biological object, whose boundaries can be drawn where the said rate drops significantly. This definition emphasizes that biological objects are collectivities and provides a more accurate reading of the part they play in evolutionary dynamics.

References
Bapteste, Eric, et Philippe Huneman. 2018. « Towards a Dynamic Interaction Network of Life to Unify and Expand the Evolutionary Theory ». BMC Biology 16 (1). https://doi.org/10.1186/s12915-018-0531-6.
Bouchard, Frédéric. 2010. « Symbiosis, Lateral Function Transfer and the (Many) Saplings of Life ». Biology & Philosophy 25 (4): 623‑41.
Brandon, R.N. 1988. « Levels of Selection: A Hierarchy of Interactors ». Dans The Role of Behaviour in Evolution, Plotkin, H.C., 51‑71. Cambridge, Massachussets: MIT Press.
Dupré, John, et Maureen O’Malley. 2009. « Varieties of Living Things: Life at the Intersection of Lineage and Metabolism ». Philosophy et Theory in Biology Volume 1 (décembre): 1‑25.
Godfrey-Smith, Peter. 2009. Darwinian Populations and Natural Selection. New York: Oxford University Press.
Millstein, Roberta L. 2009. « Populations as individuals ». Biological Theory 4 (3): 267–273.

Séminaire doctoral Philsci - Victor Lefèvre

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Tuesday 23 April 2019 - 17:00 to 18:00
IHPST – salle de conférence

Victor Lefèvre (Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne/IHPST) - Un finalisme écologique sans panglossisme : l'approche organisationnelle des fonctions

A partir de considérations kantiennes, nous essayerons de montrer que l'approche organisationnelle des fonctions écologiques développée par Nunes-Neto et al. (2014, 2016) a pour conséquence d'admettre un finalisme écologique et de convaincre l'audience que cette conséquence n'est pas aussi problématique qu'elle peut le paraître au premier abord. Ce finalisme écologique consiste à reconnaître les écosystèmes comme des fins naturelles du fait que leurs activités sont partiellement dirigées vers leur propre préservation ainsi qu'à produire une explication téléologique de l'existence des parties fonctionnelles des écosystèmes. Cette position n'est pas problématique dans la mesure où elle ne s'identifie pas à un « panglossisme écologique », c'est-à-dire à la production d'explications téléologiques ad hoc telles que « La pluie existe pour nourrir les plantes » ou « Les fleuves ont pour but d'atteindre les océans. ». Nous montrerons que l'approche organisationnelle fournit un critère pour attribuer une cause finale à une entité écologique suffisamment strict pour refuser ces explications téléologiques ad hoc mais autorisant en revanche des explications téléologiques présentes dans la littérature scientifique telles que « les barrages de castors ont pour but de réguler les flux hydriques » ou « les feux de forêts ont pour but de maintenir les savanes ». Le cadre théorique que nous esquissons ici est ainsi consistant avec les pratiques des écologues, tout en ouvrant la porte à une reconception de la nature et des rapports à entretenir avec elle.

Séminaire doctoral Philsci - Matteo D’Angelo et Matias Osta Velez

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Tuesday 28 May 2019 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

Matteo D’Angelo (University of Chieti-Pescara) - Logical Rules and Human Rationality

Looking for a more exhaustive definition of the term "logic", which renders justice of its many nuances, one comes across the reductionist tendency to identify this science -- in its general sense -- with its only deductive part. We can ear the echo of this tendency also in non-specialistic dictionaries, in which the definition of logic, as "science of the correct reasoning", implicitly or explicitly refers to features  only typical of the deductive logic.

A critique of this standard and incorrect definition is the basis to  introduce the notion of "context-situated reasoning": a notion formally introduced by Piazza and Pulcini, whose philosophical consequences are:

  1. A different general definition of logic closer to the concept of human rationality;
  2. An alternative to the old and stale debate between monists and pluralists;

A total rethinking of the relationship between classical and non-classical logics (especially non monotonic, paraconsistent and relevance logics).

Matias Osta Velez (Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne/IHPST - Ludwig-Maximilians-Universität München/Munich Center for Mathematical Philosophy) - Modeling categorical inferences with conceptual spaces

Reasoning and concepts are two central research areas in philosophy and cognitive psychology. Surprisingly enough, they have traditionally been understood as independent topics and they rarely intersect in the literature. This is probably due to the fact that reasoning studies have been dominated by a logicist approach that conceives inference as a purely formal-syntactic processes (i.e. non semantical), that builds on some set of domain general and topic-neutral rules of inference. In that view, lexical concepts are seen as inferentially inert, that is, not playing any crucial role the very process of inference and reasoning.

However, as some have already argued (see Evans 1989; Thagard 1984; Gärdenfors 2000), if we look beyond deductive reasoning the relationship between concepts and everyday inference is much more intimate than it was traditionally thought. For instance, inferential processes that deal with uncertainty seem to strongly rely on background knowledge of the agent. These mechanisms are hardly formal since they exploit semantic information that is not codified at the symbolic-propositional level (see Gärdenfors & Stephens 2018). Explaining how they work would require a theory about how such conceptual information is structured and then exploited in inferential procedures.

One of these semantic-based inferential mechanisms is category-based induction (Rips 1975), a kind of inductive reasoning that exploits information about individual categories (and about relations among categories) for estimating the probability of property projection among members of them. For instance, the inference “Dogs have sesamoid bones, then wolves have sesamoid bones” relies on the conceptual similarities among the categories DOG and WOLVES, and not on the logical form of the argument or some other propositionally codified property.

In this presentation, I will discuss the main features of category-based induction, and I will propose conceptual spaces (Gärdenfors 2000, 2014) as an explanatory framework for it. Conceptual spaces is a theory about the structure and organization of conceptual knowledge, which includes a formal apparatus for modeling conceptual relations by using geometrical and topological tools. Building on some of these tools, I’ll propose a formal model capable of predicting a good deal of the phenomena that characterize category-based inferences according to the empirical literature in cognitive psychology (Rips 1975; Osherson et al. 1990; Sloman 1998). More specifically, I use the built-in distance function of conceptual spaces, and the fact that they can capture the prototypical structure of categories by using Voronoi tessellations (Gärdenfors 2000), for modeling the two main factors contributing to argumentstrength: similarity and typicality relations among categories within a particular conceptual structure.

At the end, I will compare the above proposal with other two classical models of category-based induction: the similarity-coverage model (Osherson et al. 1990) and the featurebased model (Sloman 1998). And I will discuss how to extend this approach to more sophisticated semantic-based inferences, like interpolative reasoning and analogical inferences.

References

Evans, J. S. B. T. (1989). Concepts and Inference. Mind & Language, 4(1‐2), 29–34.
Gärdenfors, P. (2000). Conceptual Spaces. MIT Press.
Gärdenfors, P. (2011). Semantics Based on Conceptual Spaces. In X. He, J. Horty, & E.
Pacuit (Eds.), Logic, Rationality, and Interaction (Vol. 6521, pp. 1–11). Berlin,
Heidelberg: Springer.
Gärdenfors, P., & Stephens, A. (2018). Induction and knowledge-what. European Journal
for Philosophy of Science, 8(3), 471–491.
Osherson, D., Smith, E. E., Wilkie, O., López, A., & Shafir, E. (1990). Category-Based
Induction. Psychological Review, 97(2), 185–200.
Rips, L. J. (1975). Inductive Judgments about Natural Categories. Journal of Verbal
Learning and Verbal Behavior , 14, 665–681.
Sloman, S. A. (1998). Categorical Inference Is Not a Tree: The Myth of Inheritance
Hierarchies. Cognitive Psychology, 35(1), 1–33.
Thagard, P. (1984). Frames, knowledge, and inference. Synthese, 61(2), 233–259.

Séminaire doctoral Philsci - séance exceptionnelle - Selene Arfini

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Friday 31 May 2019 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

Selene Arfini (Postdoctoral researcher at the University of Pavia) - Extending the Ignorant Cognition: The Distribution of Ignorance in Cognitive Niches

The extended mind thesis claims that some cognitive activities (and the mind as the dynamic cluster of them) emerge from the couplings of brain, body, and world (Clark and Chalmers, 1998). The theories of the extended mind and the distributed cognition (which proposes to consider cognition as distributed across individuals and artefacts in the environment – Hutchins, 1995) are now at the core of cognitive niche theories, which investigates the ability, displayed by human beings and other organisms, to affect their own evolutive processes by cognitively shaping their environment to modify the selective pressure the latter has on them (Gibson 1979; Tooby and DeVore, 1987; Pinker, 2003; Clark, 2005; Bertolotti and Magnani, 2017).

Given the premises offered by these theories regarding the extended and distributed nature of cognition in cognitive niches, two crashing intuitions emerge when considering the concept of ignorance. On the one hand we can easily think about ignorance as affecting more than just individual subjects: groups, crowds, and even populations can share the same ignorance regarding particular concepts and ideas. On the other hand, we also intuitively resist considering ignorance as a cognitive state that can be extended, distributed, and situated in cognitive niches the same way in which knowledge is. In order to understand how these intuitions can come across in a coherent description of ignorance, in this paper I aim at analyzing the impact of the agent's ignorance in her ecological and cognitive environment, as well as the effects that the surrounding context have on the agent's epistemological successes and downfalls.

Specifically, I will discuss the possibility of considering ignorance as a situated and cognitively extended state (as sociologically discussed by Tuana, 2006), which can be shared among agents by exploiting the functionality of context-based information-sharing mechanisms. Since humans lean heavily on forms of external support and scaffolding that permit them to tune and integrate internal and external epistemic resources, I will ask how ignorance, as the inherent limitation of those resources, affects the distribution of knowledge, information, and data into the environment and it is shared with other occupants of the same cognitive niche. Finally, I will describe some ways ignorance can be recognized as cognitively extended and distributed in cognitive niches, in the form of misinformation, covering beliefs, and taboos.

 

References

Bertolotti, T. and Magnani, L. (2017). Theoretical considerations on cognitive niche construction. Synthese, 194(12): 4757–4779.

Clark, A. (2005). Word, niche and super-niche: How language makes minds matter more. Theoria, 20(3): 255–268.

Clark, A. and Chalmers, D. J. (1998). The extended mind. Analysis, 58(1): 10–23.

Gibson, J. J. (1979). The Ecological Approach to Visual Perception. Houghton Mifflin, Boston, MA.

Hutchins, E. (1995). Cognition in the Wild. The MIT Press, Cambridge, MA.

Pinker, S. (2003). Language as an adaptation to the cognitive niche. In Christiansen, M. H. and Kirby, S., editors, Language Evolution, 16–37. Oxford University Press, Oxford.

Tooby, J. and DeVore, I. (1987). The reconstruction of hominid behavioral evolution through strategic modeling. In Kinzey, W. G., editor, Primate Models of Hominid Behavior, 183–237. Suny Press, Albany.

Tuana, N. (2006). The speculum of ignorance: The women’s health movement and epistemologies of ignorance. Hypatia, 21(3): 1–19.

Séminaire PhilSci : 2019-2020

Responsable (s): 

Séminaire doctoral Philsci - Thibault Racovski

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Wednesday 16 October 2019 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

Thibault Racovski - Le problème de la nouveauté évolutive à l'ère de la Théorie Synthétique de l'Évolution (1940-1980)

La nouveauté évolutive, c'est-à-dire l'origine de nouveaux caractères phénotypiques tels que la carapace de la tortue ou la fleur, apparaît comme un problème fondamental posé à toute conception évolutionniste de la vie. Le problème de la nouveauté a récemment connu une appropriation par la biologie évolutionniste du développement ou évo-dévo, une synthèse entre biologie de l'évolution et biologie du développement qui a émergé à partir des années 1980 à la suite d'avancées technologiques et de découvertes en génétique du développement. Certains scientifiques, philosophes et historiens, souvent associés à l'évo-dévo, opposent les approches structuralistes et fonctionnalistes en biologie et affirment que l'origine de la nouveauté est un problème structuraliste. Ils affirment également que la Théorie Synthétique de l'Évolution (TSE), le paradigme de la biologie de l'évolution élaboré au milieu du 20e siècle, a négligé le problème de la nouveauté et n'a pas les moyens théoriques et empiriques pour résoudre ce problème. Je tenterai ici de remettre en question ces affirmations en m'appuyant sur l'analyse de programmes de recherche sur la nouveauté dans la période suivant l'avènement de la TSE et précédant l'émergence de l'évo-dévo (1940-1980). Je montrerai comment cette analyse permet une conception du problème de la nouveauté et de son histoire émancipée de l'opposition entre fonctionnalisme et structuralisme.

Séminaire doctoral Philsci - Bruno Blazevic

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Wednesday 20 November 2019 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

Bruno Blazevic - La signalisation et la moralité

Dans cette présentation j'explorerai la question des origines de la moralité suivant la piste évolutionniste et certains modèles mathématiques du domaine des théories des jeux (game theory). Parallèlement, je m'intéresserai aussi au phénomène biologique de la signalisation en tant que moyen de communication élémentaire entre les organismes individuels en montrant finalement les points importants sur lesquels ces deux phénomènes s'intersectent. Pourquoi cette connexion entre la moralité et la signalisation est aussi importante et quelles sont les implications pour notre compréhension plus profonde de l'évolution de la communication et pour celle de la coopération ? Quel rôle joue le concept de « signal moral » dans le tracement de l'histoire du développement et de l'adaptation à la vie en groupe ?

Séminaire doctoral Philsci - Olivier Delettre

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Wednesday 4 December 2019 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

Olivier Delettre - Complexité, résilience et identité des systèmes socio-écologiques

Le concept de résilience est polysémique. Au sein même de l'écologie, l'une des traditions disciplinaires qui l'a popularisé, le concept présente au moins cinq définitions. Dans mon travail de mémoire, j'ai cherché à montrer que toutes ces définitions pouvaient néanmoins être ramenées à la « capacité d'un système à persister en dépit des perturbations ». J'aimerais maintenant montrer que, sous l'influence des sciences de la complexité, la définition du concept qui apparaît au milieu des années 1980 est en rupture importante avec les précédentes. Elle introduit notamment un dilemme dans notre manière de penser l'identité, et donc la persistance des systèmes socio-écologiques face aux perturbations. J'expliquerai comment ce dilemme peut être surmonté en tenant davantage compte de l'incertitude sur l'identité qui caractérise les systèmes complexes particuliers que sont les systèmes socio-écologiques. Enfin je montrerai en quoi la résolution de ce dilemme m'apparaît comme un enjeu majeur pour réconcilier certains courants des sciences sociales avec le concept de résilience qu'ils ont tendance à juger comme trop conservateur.

Séminaire doctoral Philsci - réunion de travail

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Wednesday 11 December 2019 - 16:00 to 19:00
IHPST - Salle de conférence

16h-18h : réunion projet de numéro collectif

18h-19h : moment convivial et secret santa

Séminaire doctoral Philsci - séance exceptionnelle - Flavia Fabris - REPORTE

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Wednesday 18 December 2019 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

Flavia Fabris - The Philosophical Impact of Cybernetics on Waddington’s Epigenetics --- SEANCE REPORTEE

Résumé : The presentation analyses Conrad Hal Waddington’s systemic and antireductionist approach to biology, and explains its development in the period between the 1930s and 1950s. It will be shown that:  (i) much of Waddington’s work on epigenetics was deeply influenced by a process ontology of living systems; (ii) Waddington’s process philosophy offered a new rationale for evolutionary biology, distinctly different from the one proposed by the architects of the Modern Synthesis; (iii) and lead the foundation for the systems approach. This is a well-worked territory for historians and philosophers of biology, but the presentation will challenge relevant aspects of the received view. Drawing from the first-hand study of papers, books, and correspondence letters from the Waddington’s archive housed in Edinburgh, the research establishes a link between Waddington’s reasoning and Whitehead’s organicism, and argues that it was mainly Waddington’s cybernetic reasoning –rather than organicism–, to lead the foundation for his novel scientific approach. Waddington’s theory of developmental systems was initially entrenched in the general cybernetic framework of communication and control. Waddington took the work of Ashby Ross and colleagues beyond their familiar boundaries, toward a cybernetics of biological development, that he called epigenetics. Building upon Whitehead and Thompson’s cybernetic works, and then on Ross’ feedback-control concept, Waddington adumbrated, and then fully presented, the process of genetic assimilation. It will be shown that this link is fundamental to understand the conceptual dimensions of Waddington’s processual epigenetics and to clarify what contributions it made to contemporary theoretical biology.

Séminaire doctoral Philsci - réunion de travail

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Wednesday 22 January 2020 - 14:30 to 16:00
IHPST - Salle de conférence

réunion projet numéro collectif

Séminaire doctoral Philsci - Caroline Angleraux

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Wednesday 22 January 2020 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

Caroline Angleraux - Monades, monères et cellules : histoire conceptuelle de l’entité vivante simple

Dans sa philosophie de la maturité, Leibniz développe le concept de monade, une entité métaphysique simple au rôle ontologique central. Dans un souci de « rendre compte du réel » (Roger 1969), Leibniz articule aussi les monades à des considérations sur l’organisation des êtres vivants. Quoiqu’il précise toujours que les monades sont métaphysiques et non physiques, très rapidement après sa mort, un courant interprétatif de sa pensée naturalise peu à peu les monades pour en faire des entités vivantes simples, dotées d’un corps ou jouant un rôle clé dans des considérations naturalistes.

En ce sens, cette présentation vise d’abord à revenir sur ce mouvement de naturalisation de la monade en contexte allemand, à travers quelques exemples du XVIIIe siècle et du XIXe siècle, pour aussi montrer dans quelle mesure cette acception naturalisée de la monade, toujours entendue comme entité simple, a travaillé le contexte d’élaboration du concept de cellule. Outre un exposé de cette histoire conceptuelle de l’entité vivante simple, l’objectif est aussi de justifier la démarche de ce travail et d’introduire aux questions de philosophie de la biologie contemporaine que ce dernier peut soulever.

Séminaire doctoral Philsci - Henri Salha

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Wednesday 11 March 2020 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

Henri Salha - Introduction à la philosophie de l'intelligence artificielle

Ce petit exposé vise à donner un aperçu des principaux thèmes et arguments à teneur philosophique qu'a suscité l'AI depuis ses premiers succès dans les années 50 -- en 1H!

Séminaire doctoral Philsci - Gauthier Fontaine

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Wednesday 22 April 2020 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

Gauthier Fontaine - Analyse épistémologique des modèles de contamination post-accidentelle

L'objectif de cet exposé est d'analyser les processus d'élaboration et d'usage des modèles et simulations qui servent à évaluer l'impact d'un accident nucléaire (Tchernobyl, Fukushima) sur les populations et les écosystèmes, en nous appuyant sur les archives des instituts d'expertise, sur un corpus de documents techniques de référence et sur les témoignages des acteurs concernés.

Séminaire doctoral Philsci - Marco Casali - REPORTE

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Monday 18 May 2020 - 16:30 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

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Séminaire doctoral Philsci - journée d'étude - désuétude des concepts

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Wednesday 10 June 2020 (All day)
IHPST - Salle de conférence

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Séminaire doctoral Philsci - Solange Haas

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Wednesday 16 September 2020 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de réunion

Solange Haas (Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne/IHPST) - Covid-19 : son rapport à l'écologie et ses modèles

De même que dans le cas de la mutation environnementale, l'émergence et la progression du coronavirus ont été largement prédits scientifiquement. Le lien entre ces deux crises avait même été établi, en décrivant les risques de l'émergence de nouveaux zoonoses (maladie infectieuse transmissible des animaux vertébrés à l'humain) en raison de la destruction des habitats sauvages et du réchauffement climatique. L'émergence de la Covid-19 et la dégradation de la biodiversité ont ainsi certaines causes en commun, et pourraient avoir des conséquences sociales et économiques similaires. Pourtant, la crise de la biodiversité et la crise sanitaire ont bénéficié d'un traitement politique très différent par le délai et l'ampleur des réactions. Je vais ainsi interroger la nature des deux crises pour tenter de trouver une explication à ces différences de traitement.
 
Je poursuivrai par une présentation rapide des modèles à compartiments, qui sont les plus utilisés pour prédire l'évolution du nombre de contaminé·es par la Covid-19. D'autres modèles permettraient en effet des prédictions plus discriminantes entre les individus (permettant ainsi une action plus ciblée), mais au prix éthique de nécessiter en entrée des données plus sensibles.
 
Nous pourrons enfin nous demander pour quelles raisons la prise de conscience écologique qui aurait pu émerger de la crise sanitaire n'a pas eu lieu. En effet la parole experte est presque exclusivement donnée à la médecine et à l'économie dans les médias.