RAMIREZ ARGONZA Lourdes

Doctorante invitée, Universidad Autónoma Metropolitana-Iztapalapa, Département de Philosophie de les Sciences et du Langage

Le titre de sa thèse est « Critique de la notion de pensée réflexive à partir de l’analyse de la conscience chez des animaux non-humains ». Il s’agit, en effet, de chercher les bases évolutives de la réflexion, phénomène tant de fois analysé par les philosophes qui excluaient tout relation avec d’autres animaux. La capacité de réflexion chez les humains est-elle le produit d’une soudaine adaptation que a séparé notre espèce du reste du monde des vertébrés, ou pouvons-nous en chercher les données évolutives graduelles? En effet, beaucoup de mammifères reconnaissent leur image dans un miroir (chimpanzés, orangs-outans, dauphins, éléphants), beaucoup d’autres réussissent cette reconnaissance au moyen d’un entraînement (gorilles, macaques, etc.). Mais la grand majorité des animaux en sont incapables. Si la reconnaissance de son image dans un miroir est l’une des manifestations de la pensée réflexive –loin d’en être la seule-, nous nous trouvons alors dans un possible domaine gradualiste. Ces études, initiées par Gallup (1970), se sont enrichies des recherches récentes sur les neurones miroir. De plus, la réflexion est un phénomène philosophique complexe, comme l’attestent les études qui émanent des récentes traditions phénoménologiques et analytiques (traditions que j’étudie à l’Universidad Autónoma Metropolitana (UAM).

Elle réalise sa thèse avec M. le Professeur Jorge Martínez Contreras (Universidad Autónoma Metropolitana).

Son travail à l’IHPST s’inscrit dans deux axes : philosophie de la biologie sur le thème de l’évolution et sciences cognitives.