SOLER Léna

Maitresse de conferences, IUFM de Lorraine

Maître de Conférences à l'IUFM de Lorraine, membre du Laboratoire de Philosophie et d'Histoire des sciences - Archives Henri Poincaré, Nancy, chercheur associée à l'IHPST.

Née le 15 Juin 1966 à Constantine (Algérie), Léna Soler a une double formation en physique et en philosophie : elle reçoit, en 1990, le titre d'Ingénieur en physique des matériaux de la FIUPSO (Formation d’Ingénieur de l’Université de Paris-Sud Orsay), et obtient, en 1997, le statut de Docteur en histoire et philosophie des sciences à Paris I. Son domaine de recherches est la philosophie de la physique, qu’elle pratique en étroite connexion avec l’histoire de la physique.

Les études d’histoire de la physique ont porté sur la préhistoire et les débuts de la physique quantique au tournant du 20ème siècle et, plus récemment, sur certains épisodes de physique des particules dans les années 60-70. Ces études ont été exploitées pour progresser dans les deux questions philosophiques fondamentales qui unifient les recherches particulières de Léna Soler : celle de l’apparition de nouveauté en physique, et celle de la nature spécifique de la physique. Sous l’angle des déterminants de la nouveauté, L. Soler a caractérisé les facteurs qui motivent l’introduction de nouvelles idées ou formules physiques. Sous l’angle des déplacements de signification, elle a analysé en profondeur les transformations subies, dans la transition de la physique classique à la physique quantique, par un certain nombre de concepts physiques (celui de photon par ex.) ou philosophiques (celui de causalité par ex.). Sous l’angle des rapports qui valent entre l’ancien et le nouveau, elle s’intéresse à la dite incommensurabilité des paradigmes, et aux conséquences de ce dont il est question pour la comparaison de théories physiques, pour la nature du progrès scientifique, la rationalité scientifique et le réalisme. Actuellement, L. Soler est engagée dans un programme de recherche qui s’assigne un but à deux faces. D’une part caractériser certaines stratégies et démarches typiques de la physique (ce travail est pour le moment conduit sur le cas particulier des pratiques ayant cours en physique des particules). D’autre part de dresser un bilan, sur la base d’un recul de quelques décades, du tournant pratique en philosophie des sciences, en particulier des enseignements que l’on peut en tirer du point de vue de la spécificité de la physique comparée à d’autres activités et accomplissements humains. A terme, l’ambition est une modélisation qui, sans prétendre à l’universel, transcende les cas singuliers et capture des traits saillants caractéristiques de la physique.

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