PONTAROTTI Gaëlle

Post-doctorante

Présentation

Philosophe de formation, j'ai soutenu en 2017 une thèse de philosophie de la biologie réalisée sous la direction du professeur Jean Gayon (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et du professeur Michel Morange (Université Paris 6, Ecole Normale Supérieure).

Son titre est : Au delà du tout génétique : une perspective organisationnelle sur l’hérédité biologique et ses implications en biologie de l’évolution

Je suis actuellement post-doctorante à l'Université Paris Diderot, dans le cadre du Labex Who am I ?

 

Résumé de la thèse

Cette thèse interroge le concept d’hérédité biologique, ses récentes transformations et leur incidence potentielle sur la théorie synthétique de l’évolution par sélection naturelle, sachant que cette dernière est fondée sur une vision strictement génétique de la variation héritable. Elle propose une clarification conceptuelle à l’heure où une abondante littérature met en évidence des mécanismes de transmission qui défient la théorie génétique et où l’extension du champ de l’hérédité pourrait modifier la façon dont les biologistes envisagent les processus évolutifs. Revenant sur l’histoire d’une notion introduite dans les sciences du vivant en tant que métaphore et associée dès le XIXe siècle à une réflexion sur l’évolution biologique, notre travail de recherche décrit la façon dont le concept d’hérédité a été façonné par la génétique et intégré dans les travaux des biologistes de l’évolution au XXe siècle. Il présente des données relatives aux hérédités dites non génétiques, souligne la nécessité d’opérer un tri parmi ces dernières et propose un ensemble de critères nécessaires à l’élaboration d’un concept d’hérédité à la fois inclusif, cohérent et théoriquement fécond. Il déroule un examen critique des cadres conceptuels « inclusifs » existants avant de présenter les fondements d’une perspective organisationnelle. Cette dernière envisage l’hérédité comme un phénomène de récurrence transgénérationnelle de variations dans des patrons organisationnels sous-tendu par la reconstruction d’éléments génétiques et non génétiques constitutifs (vs. environnementaux). Elle offre quelques pistes pour penser l’incidence d’une hérédité plurielle sur les dynamiques évolutives.

 

Publications

Pontarotti G., «Extended inheritance as reconstruction of extended organization: the paradigmatic case of symbiosis», Lato sensu, 3 (1), 2016, pp. 92-102.

Pontarotti G., « L’épigénétique a-t-elle son mot à dire dans les débats philosophiques sur l’identité personnelle ? », Implications philosophiques, 2016 (http://www.implications-philosophiques.org)

Pontarotti G., « Extended inheritance from an organizational point of view», History and Philosophy of the Life Sciences, 37 (4), 2015, pp. 430-448.

Pontarotti G., Recension de l'ouvrage d'E. Monosson, Unnatural Selection: How We Are Changing Life, Gene by Gene, 2015, Island Press,The Quarterly Review of Biology, 90 (4), 2015, pp. 435-436.

Di Frisco J., Pontarotti G., Boem F.,  Schlaepfer G., Sokolowska E., Fernandez E., 2015, « Ontological Issues in the Life Sciences », Biological Theory, 10 (2), 2015, pp. 176-181.

Pontarotti G., « L’hérédité au-delà des gènes : vers l’obsolescence de la distinction inné/acquis ? », Raison présente, 192, 2014, pp. 87-97.

Pontarotti G., « D’un siècle à l’autre ; le néodarwinisme à l’épreuve d’une nouvelle science de l’hérédité», « Doctorales III », Philonsorbonne, 8, 2014, pp. 89-116.

Research Team(s)